Soutien à la recherche

Dans le cadre de sa politique scientifique en recherche respiratoire,

L’association le Nouveau Souffle se propose de financer l’année 2020, des projets de recherche pour un budget global de 100 000 Mille euros.

Travaux post-doctoraux de recherche médicale

L’association « le nouveau souffle » lance un appel d'offres pour des travaux post-doctoraux de recherche médicale sous forme d'une bourse de thèse et / ou mobilité, en relation avec la pneumologie avec un montant maximum de 20 000 euros par projet.

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mardi, 14 mai 2019 20:39

Étude de l’impact de la qualité du sommeil sur le sevrage de la ventilation mécanique

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Objectif :

L’objectif était d’évaluer l’impact de la qualité du sommeil sur la durée de sevrage ventilatoire en comparant la qualité du sommeil chez les patients avec un sevrage court (<3jours) versus prolongé (≥3jours).

Méthodes

Tous les patients intubés plus de 24heures et ayant échoué au premier test de sevrage étaient inclus. Les critères d’exclusion comprenaient : la poursuite de sédation, les pathologies neuromusculaires, du système nerveux central ou psychiatrique. Les explorations comprenaient une polysomnographie, les mesures de la force musculaire périphérique, pression inspiratoire maximale (PIM) et la recherche d’un syndrome confusionnel. 

 

Résultats

Pendant 6 mois, 15/25 patients ont été inclus : 6 (40 %) avec un sevrage court et 9 (60 %) prolongé. Les patients du groupe sevrage prolongé avaient moins d’épisodes et une durée plus courte de sommeil paradoxal comparativement au groupe sevrage court, 0,0 [0,0–2,0] vs 6,0 [4,5–6,8], p=0,02 et 0,0minutes [0,0–6,0] vs 43,0 [33,0–77,0], p=0,02 ; le sommeil atypique et/ou la veille pathologique tendaient à être plus fréquents, 5/9 (56 %) vs 1/6 (17 %) p=0,29. Les patients présentant une altération/absence de réactivité électroencéphalographique étaient plus nombreux dans le groupe sevrage prolongé, 80 % vs 20 %, p=0,03, sans différence dans le nombre de patients confus. La force musculaire périphérique était moindre dans le groupe sevrage prolongé : score MRC 32 [28–55] vs 59 [55–60], p=0,02, sans différence sur la PIM.

Conclusion : 

La diminution du temps de sommeil paradoxal et la réactivité électroencéphalographique altérée/absente semblent associées à une durée de sevrage prolongée. 

Auteurs :

Ludivine Rousseau 1, Arnaud Wilfrid Thille 1, Véronique Diaz 2, Yohann Rebollar 2, Jean-Pierre Frat 1, Rémy Coudroy 1, Stéphanie Ragot 3, Robert Rene 1, Xavier Drouot 2, ⁎
1 Réanimation médicale, CHU de Poitiers, Poitiers, France
2 Explorations fonctionnelles et neurophysiologie, CHU de Poitiers, Poitiers, France
3 Centre d’investigation clinique, CHU de Poitiers, Poitiers, France

 

Lu 33 fois Dernière modification le mercredi, 15 mai 2019 20:02
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